
Le marché immobilier français n'a pas toujours été aussi transparent qu'aujourd'hui. Il a fallu attendre la moitié des années 1990 pour que la législation impose véritablement la transparence entre les vendeurs et les acquéreurs. Désormais, diagnostics immobiliers riment avec sérénité, et deux d'entre eux méritent une attention particulière : le constat plomb et le repérage amiante.
Le diagnostic plomb : mémoire des vieilles peintures
Autrefois, on disait que le plomb « tenait la route ». C'était vrai, mais au prix d'une toxicité redoutable. Aujourd'hui, tout logement construit avant le 1er janvier 1949 doit faire l'objet d'une investigation. Le diagnostiqueur prélève des échantillons de peintures, principalement sur les boiseries, les moulures et les fenêtres.
La concentration en plomb détermine si des travaux de confinement ou d'enlèvement s'imposent. Par ailleurs, le rapport doit indiquer clairement si des risques d'exposition existent pour les occupants, notamment les enfants dont l'ingestion de particules peut provoquer des troubles neurologiques irréversibles.
L'amiante : ce fléau silencieux des Trente Glorieuses
Entre 1945 et 1997, l'amiante a envahi nos constructions. Isolation, planchers, conduits de chauffage… partout, on trouvait cette fibre miracle, bon marché et résistante au feu. Le diagnostic amiante concerne donc les immeubles dont le permis de construire a été déposé avant 1997. Le professionnel examine minutieusement chaque matériau susceptible d'en contenir, de la toiture aux calorifugeages. Contrairement au plomb, l'amiante ne devient dangereux que lorsqu'il se dégrade et libère des fibres inhalables. C'est précisément pourquoi le rapport distingue soigneusement les états « intact », « dégradé » ou « friable ». Dès lors qu'une dégradation est constatée, des mesures de sécurisation deviennent obligatoires.
Deux diagnostics : une même philosophie
Que l'on parle de plomb ou d'amiante, l'objectif demeure identique, celui de protéger l'acquéreur d'une mauvaise surprise. Ces documents s'inscrivent dans le dossier de diagnostic technique immobilier à Saint-Malo ou ailleurs et engagent la responsabilité du vendeur pendant dix ans.